Border Wall : les témoignages de Margo Tamez et des Lipan Apaches

Publié le par Sandra

Frontières et abus des droits humains (d’après l’article de Brenda Norrell) :


Le Département d'Etat américan (US State Department) et le BIA (Bureau des Affaires Indiennes) ont tenté d’étouffer  leurs crimes en interrompant le témoignage des Lipan Apaches (et celui de Margo Tamez), pendant leur audition à l’OAS (Organization of American States)


Le 22 octobre dernier, les Lipan Apaches ont révélé à l’OAS ce qu’impliquait la présence des murs construits sur leur territoire. On se souvient du témoignage de Margo Tamez, il y a quelques mois de cela.


Margo Tamez avait expliqué comment sa terre avait été saisie par le gouvernement américain, (sans avoir été consultée) pour construire une frontière de murs. Elle avait indiqué que le fait de diviser sa terre provoquait de gros problèmes pour sa famille et la communauté Apache, notamment pour les membres les plus âgés. En effet, puisque leur lieu de prières se trouve de l’autre côté de la frontière de murs, les obligeant ainsi à faire de longs détours.


Durant l’audition donc, des membres du Texas border delegation (un petit groupe de travailleurs basé à l’université du Texas) ont expliqué à l’OAS que les pauvres sont les plus affectés par la présence de ces frontières de murs, tandis que les terrains de jeux des plus riches (les terrains de golf, par exemple) sont systématiquement épargnés. Ils ont aussi évoqué l’annulation des lois fédérales et environnementales par la Sécurité Intérieure ainsi que celles qui protègent les lieux de sépulture et les territoires culturels amérindiens.


Le US State Department et le BIA ont essayé de dissimuler leur violation des droits humains en ignorant et interrompant le témoignage de Margo Tamez.


Toujours au cours de l'audition, Nina Siquieros, représentante de la Nation Tohono O'odham, n’a à aucun moment informé la Commission de la position de Ned Norris (Président de la Nation Tohono O'odham), totalement opposé à la construction de ces frontières, (déclaration faite lors du Comité des Congrès en avril dernier). Ned Norris avait certifié qu'en agissant ainsi, la Sécurité Intérieure violait  les lois fédérales. Margo Tamez a rappelé que celui-ci était même venu au Texas pour soutenir les Lipan Apache dans leur lutte. Margo Tamez a également indiqué que  “the Indigenous Alliance without Borders” (l’Alliance des Autochtones sans Frontières) avait rassemblé des autochtones opposés à la présence des murs et habitant de part et d’autres de la frontière (de la Californie au Texas).


Pour se défendre, le Département d'Etat américain avait déclaré que ces murs étaient indispensables pour éloigner les terroristes du pays !


Durant cette audition, la Commission a également entendu les témoignages de peuples autochtones venant d’autres régions, comme celui, par exemple, des Indiens Cucupa (Mexique), peuple qui vit près de la frontière d’Arizona et de Californie et qui se bat pour protéger ses ressources naturelles et pour accéder au droit de pêche.


Source : Brenda Norrell

http://www.bsnorrell.blogspot.com/

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