Les Amérindiennes et la violence

Publié le par Sandra

Tiré de l’article de Lisa Bhungalia «Native American Women and Violence »

Datant du printemps 2001 et publié sur le site du National Organization for Women


D’après cet article, on constate ce fait (qui n’est pas étonnant) : aux Etats-Unis, ce sont les femmes amérindiennes qui sont les plus touchées par la violence.

 

En effet, les actes de violence commis sur les femmes natives d’Amérique sont trois fois plus  nombreux. Dans la plupart des cas (à 70%), aucune de ces femmes ne portent plainte, par peur des représailles. Les amérindiennes sont à la fois victimes de violences sexuelles et de racisme. Le racisme est présent partout, jusque dans la Police, ce qui explique que ces femmes ne portent jamais plainte.

 

Peu prises au sérieux, accusées de mentir, (dans le cas de violence conjugale par exemple) le sort des amérindiennes n’est pas la priorité des policiers, apparemment.

 

Ces femmes sont confrontées aux risques élevés de perdre leurs enfants, conséquences directement liées aux agressions physiques et sexuelles. Les femmes battues par leurs époux restent la plupart du temps dans leur foyer uniquement pour être aux côtés de leurs enfants.

 

Les barrières culturelles et le manque de compréhension entre les générations ne facilitent pas leur situation.

 

De plus, la Police et la Justice ont tendance à négliger ces cas de violences subies par les amérindiennes principalement à cause des confusions qui existent entre les juridictions fédérales et tribales. L’application de la loi est donc difficile car les avocats ne sont ni formés ni habitués à jongler entre les différentes juridictions pour traiter ces conflits.

Du fait de son ignorance globale, le système judiciaire ne sait donc pas gérer ce problème.  

Ceci explique la violation des droits des femmes amérindiennes, non protégées. Le problème est aggravé du fait qu’il n’y a que très peu de fonds pour la création d’abris, de centres d’accueil, de conseils etc. Le problème de l’éducation est aussi à prendre en considération, puisqu’elle est très peu présente dans les communautés amérindiennes.

 

Malheureusement, la violence risque de se perpétuer dans les générations suivantes. En 1999, « The Seminole Tribune » rapporte que les violences sexuelles et conjugales existent de plus en plus dans les jeunes couples ; viols et agressions physiques ne seraient pas rares chez les adolescents, bien au contraire.

 

Les institutions de l’état, fédérales et tribales n’ont pas considéré que faire cesser la violence sur les femmes amérindiennes était une priorité.

 

Il faut savoir tout de même que dans les 70% des cas voir plus, les agressions dont sont victimes les amérindiennes sont faites par des non-amérindiens.


L’organisation féministe  « National Organization for Women » existe donc pour encourager les activistes à contacter les avocats du Bureau du Procureur Général des Etats-Unis et à insister sur le fait que toutes ces violences commises doivent être examinées et punies par la loi. Le travail de NOW est aussi d’informer leurs membres et de les encourager à informer les autres à leur tour.


Adresse du site de NOW : http://www.now.org


Qu’en est-il aujourd’hui ? La situation a-t-elle évolué ?

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